La justice centrafricaine a annoncé l’arrestation de Nourd Gregaza, leader du Parti pour le Rassemblement de la Nation Centrafricaine (PRNC), dans le cadre d’une enquête portant sur des « violations graves des droits humains » attribuées à son groupe armé.
L’interpellation de Gregaza a eu lieu suite à un mandat d’arrêt international émis par les autorités judiciaires centrafricaines, a précisé le parquet de Bangui. Il est accusé d’avoir participé à des attaques, des pillages et des prises d’otages en Centrafrique.
Une enquête en cours vise également plusieurs autres cas de violations graves des droits humains associés à son groupe. Avant d’arriver à Bangui, Gregaza, âgé de 42 ans, se trouvait en France. Il avait été jugé le 10 septembre au tribunal de La Rochelle pour « soustraction à l’exécution d’une mesure de reconduite à la frontière », après avoir purgé une peine de prison à la maison centrale de Saint-Martin-de-Ré.
Condamné pour homicide volontaire par la Cour d’Assises des Pyrénées-Orientales en 2009, il avait écopé d’une peine de 30 ans de réclusion criminelle, dont 20 ans de période de sûreté, ainsi qu’une interdiction définitive du territoire français, selon le communiqué du parquet de Bangui.
Gregaza, jusqu’alors « inconnu sur la scène politique et militaire », avait été nommé à la tête du PRNC lors de sa création en mai 2019, par des rebelles opposés à l’accord de paix signé à Khartoum entre le gouvernement centrafricain et plusieurs factions rebelles, selon un rapport d’experts du Conseil de sécurité de l’ONU rédigé fin 2019.