Au Gabon, le chef de la transition plébiscité nouveau président de la République à 90,35% des voix lors des présidentielles devra relever le défi de la gestion de la dette publique.
Même si les autorités de transition affirment avoir remboursé plusieurs centaines de millions de dollars depuis leur arrivée au pouvoir en août 2023, l’ex-Premier ministre Alain-Claude Bilie-By-Nze, candidat malheureux aux présidentielles, accuse le pouvoir de dissimuler certaines dettes, notamment celles contractées auprès de créanciers privés ou pour racheter des entreprises.
Selon les autorités de la transition, la dette est passée de 71 % du PIB en 2023 à 54 % en 2024. Mais l’agence de notation Fitch, qui inclut les arriérés de paiement, parle plutôt de 67 %. Alain-Claude Bilie-By-Nze la chiffre à 8 500 milliards de FCFA, bien au-delà des chiffres officiels.
Cette situation jugée ambiguë par certains analystes n’empêchera certainement pas le nouveau gouvernement de contracter deux nouveaux emprunts déjà prévus pour 2025 : 200 millions d’euros auprès d’Afreximbank et 98 milliards de FCFA auprès de Cargill Financial Services.