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Le Gabon veut « sauver » ses langues locales

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Dans ce pays qui compte 2 233 000 habitants selon les dernières estimations, le français a presque noyé une cinquantaine de langues autochtones. Il est non seulement la langue de l’enseignement et de l’administration mais a réussi à s’imposer comme la langue maternelle.

Au Gabon, selon l’Organisation internationale de la Francophonie, 80 % de la population du pays serait capable de s’exprimer en français et 99 % des habitants de la capitale savaient en 2010 lire, écrire et parler le français. Il s’agit de la plus forte proportion de tous les pays du continent africain.

Cependant, le fang parlé par 32 % de la population (province de l’Estuaire) constitue une langue locale importante, avec le mbédé (15 %) et le punu (10 %). Les autres langues gabonaises ne sont parlées que par des groupuscules et menacent même de disparaître, puisque les Gabonais parlent souvent entre eux le français comme langue véhiculaire.

Plus de 30% des Librevillois ont adopté le français comme une langue gabonaise.

Contrairement à tous les pays d’Afrique centrale, le Gabon est l’un des rares pays ne disposant d’aucune langue nationale. Le gouvernement a donc décidé de sauver ses langues locales, en voie de disparition.

« Le polyglotte », une compétition en langue nationale organisée par Radio Gabon, est l’une des principales initiatives pour inciter les Gabonais à parler leurs langues maternelles.

65 ans après son indépendance, le Gabon tente enfin de mettre en place des outils pédagogiques pour enseigner quelques langues locales à l’école. Et, pour être candidat à une élection présidentielle, il faut obligatoirement parler au moins une des 56 langues locales.




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